Claude

 

Claude 1Bonjour à tous, Je m’appelle Claude, je suis né en Roumanie et j’ai été adopté par des parents français à l’âge de 8 ans. Avant de commencer, je veux remercier ma famille, le Cenacolo et toutes les personnes qui prient pour moi, pour leurs gestes d’amour envers moi.

Quand je suis né en Roumanie, je n’ai pas pu rester beaucoup de temps avec mes parents. Cependant, je remercie mes frères qui m’ont aidé à grandir en vivant à la rue où j’ai appris à survivre d’une manière ou d’une autre.

Enfermé dans une cave pour les enfants abandonnés, j’ai été maltraité, j’ai subi des violences, j’ai été exploité. Habité d’une immense colère intérieure, je me suis fait la promesse de le faire payer à mes parents.

Quelques mois après, mon frère et moi avons été transférés dans un orphelinat où nous avons été élevés par des sœurs. J’avais très peur de toutes les personnes qui gravitaient autour de nous, toujours prêt à me bagarrer ou à les insulter. J’ai eu la chance de pouvoir aller à l’école mais je n’étudiais pas. Rester assis sur une chaise était pour moi une torture, alors je cherchais à m’échapper pour rester seul.

A l’âge de 8 ans, mon frère, mes deux sœurs et moi-même avons été adoptés. Tout était nouveau pour moi. Il me semblait être sur une autre planète. Malgré tout l’amour et les belles choses que mes parents nous ont données comme exemple, nous conduisant à l’école, à la Messe, les bonnes amitiés, etc… je continuais à être rebelle, à voler,… tout cela était normal pour moi.

Chaque dimanche nous allions à la Messe en famille et parfois nous allions aussi à Lourdes visiter ma sœur chez les clarisses. Là, j’avais l’occasion de voir les gens prier à la grotte mais moi, je n’y arrivais pas. Alors, vers 15 ans, j’ai commencé à boire en cachette, à m’éloigner de mes parents et à fréquenter la rue en cherchant un sens à ma vie. Avec le travail et l’argent, j’ai ensuite commencé à me droguer. J’avais perdu tout équilibre et donc ensuite j’ai fini par voler, faire du trafic, devenir toujours plus violent. A la maison cela dégénérait et je suis parti définitivement pour aboutir en fin de course en prison, touchant complètement le fond. Je ne comprenais plus rien et j’avais complètement perdu courage jusqu’au moment où j’ai réussi à demander de l’aide à mes parents et ils m’ont trouvé leCenacolo.

Claude2Durant les journées d’essai, je voyais mon père très triste prier pour moi, alors j’ai décidé de rentrer dans le Cenacolo, à Lourdes. J’ai reçu un ange-gardien qui fut mon premier ami. Chaque jour il m’aidait à me relever, m’encourageait à ne pas laisser tomber les bras dans les moments difficiles et m’aidait à accepter la vérité des erreurs que j’avais faites dans mon passé. Après 6 mois au Cenacolo, je voulais m’en aller parce que ma conscience commençait à me parler. Mon responsable me disait : « Claude, tu es bon ». Et il m’encourageait d’aller à la chapelle pour prier. Jour après jour, en cherchant à comprendre, j’ai commencé à partager ce que je vivais à l’intérieur de moi et j’ai commencé à trouver la paix intérieure, à contrôler mon impulsivité.

Entretemps, grâce à l’aide du Cenacolo, j’ai pu vivre un chemin de pardon avec mes parents et j’ai vraiment pu expérimenter la force que donne Jésus à travers la prière. Sans elle, les choses ne changent pas. J’ai aussi pu connaître mes parents biologiques à l’âge de 22 ans et me réconcilier avec eux en me libérant de cette énorme colère que j’avais contre eux. Ainsi le temps passe et les bourgeons fleurissent. Grâce au Cenacolo et au chemin dans le bien que je vis, petit à petit, je commence à connaître qui je suis vraiment. Je veux remercier le Cenacolo pour toutes les belles choses que je reçois chaque jour, surtout de m’avoir redonné l’envie de vivre, de m’avoir transmis le goût de la prière, du travail et de l’amitié.

Merci.

Claude