Johan

 

Johan fr

Bonjour, je m’appelle Johan, j’ai 30 ans et voilà 3 ans et demi que je suis dans le Cenacolo… Pour moi, tout a commencé pendant un pèlerinage à Medjugorje en Août 2007. Pour la première fois de ma vie, j’ai entendu parler du Cenacolo en entendant le témoignage d’un jeune qui avait les mêmes problèmes que moi. Après cela, il aura encore fallu 5 années pour que la graine semée en moi pousse et prenne racine. Cinq années difficiles avec beaucoup de remises en question personnelles à tous les niveaux (professionnel, social, sentimental). Finalement, je suis entré au Cenacolo en octobre 2012 après plus d’un an de chômage : une vingtaine de mois pendant lesquels je passais tout mon temps sur des jeux vidéo, des jeux en ligne et à voir des films sur internet. Eh oui, c’était en cela que consistaient toutes mes journées… et mes nuits car dans ce monde on perd vite la notion du temps et je jouais surtout la nuit. Au bout du compte, à bout de forces et de nerfs, et ayant usé les dernières ressources disponibles financièrement, j’ai pris le téléphone pour appeler le responsable du Cenacolo en France.
Au début, la vie au Cenacolo me donnait l’impression d’être entré dans une énorme machine à laver et j’étais totalement perdu. Le rythme de vie est assez soutenu car la journée est établie de telle façon qu’il n’y a pas de temps mort. Cela a été douloureux de passer d’une vie « à l’arrêt », complètement morte, sans activités, à une vie où il fallait se lever à 6 heures tous les jours et travailler 8 heures par jour. Heureusement, je n’étais jamais seul et grâce à l’accompagnement des plus « anciens » et de façon particulière, de mon « ange gardien », j’ai surmonté les premières difficultés. Je dois avouer qu’au départ, je voulais rester seulement 2 ou 3 mois pour reprendre une hygiène de vie et pouvoir retrouver un travail dehors. La confiance et l’abandon sont difficiles pour moi qui ai été blessé dans mon histoire. Ce qui m’a fait rester, c’est la vérité que les frères ont vue en moi et dont ils m’ont fait prendre conscience pour m’aider à m’en sortir. On me disait : « tu es plein de peurs, tu ne parles jamais, tu ne vis pas le présent »… et pour une raison que j’ignore cela m’a percuté, venant de ces gens qui, pour beaucoup ont eu une vie plus dure que la mienne. J’ai donc commencé à me remettre en question et à vouloir changer de vie sérieusement. A partir de là, la vie du Cenacolo m’a fait grandir et devenir plus mûr, plus responsable et sûr de moi. Aujourd’hui, je peux témoigner que je ne regrette pas d’avoir décroché le téléphone pour demander de l’aide. Tout ce que je vis ici est intense et tellement incarné qu’il est bien difficile de l’exprimer avec des paroles.
Merci.

Johan